Lundi 14 février 2010
Ces quelques jours à Pondichéry m'auront fait comprendre s'il en était besoin à quel point mon pays indien c'est le nord de l'Inde.
La folie trépidante du Nord, sa démesure, ses excès, tout ce qui fait que dès que l'on pose le pied à l'aéroport Indira Ganghi International de Delhi on a l'impression d'avoir atteri soit dans une succursale de l'enfer, soit dans la 4ème dimension, tout ceci me manque.
J'ai parfois l'impression ici à Pondi de ne pas être en Inde, même s'il est vrai que parfois cette athmosphère plus zen et détendue fait du bien.
Mais revenons au début de l'histoire...
Je suis arrivée à delhi vendredi soir, avec 45 mn de retard sur l'horaire prévu, l'avion ayant quitté Paris avec du retard, la cabine n'étant pas prête suite à une arrivée tardive de l'avion.
Arrivée à Delhi à 23h50 heure locale, puis formalités administratives habituelles (immigration, bagages, douane).
Je me pose vers 1h du matin au Visitor Lounge, sorte de salle de transit pour voyageurs fauchés ou désoeuvrés, trop fatigués ou manquant de temps pour rejoindre le centre ville ou les abords immédiats de l'aéroport pour trouver un hôtel.
Contrairemement à l'ancien terminal, l'accès est gratuit, mais les 2 restaurants ont été remplacés par un distributeur de snacks et boissons, et par un stand de Coffee Day fermé à cette heure de la nuit.
Une télé diffuse une chaîne indienne d'info en continu...
Peu de monde ce vendredi soir, nous sommes quelques-uns à tenter de trouver un peu de repos et à patienter...certains bouquinent, d'autres retsent assis le regard dans le vide, la tête penchant dangereusement vers le bas ou le côté à mesure que le sommeil les gagne, les faisant sursauter quand le poids de la tête se fait trop lours et les tire de leur torpeur...
Enfin les autres dont je fais partie s'installent en position allongée sur plusieurs sièges, calant la tête sur leur sac, un châle ou un morceau de tissu en guise de couverture, et tentent de trouver le sommeil, ou a défaut de fermer les yeux et de somnoler... Pour ma part, je ne m'en sors pas trop mal, j'ai bien sûr mon fidèle Ipod vissé sur les oreilles, et je passe 3h à peu près correctes, même si évidemment je serais mieux dans un lit...
Pour me tenir compagnie, il y a la femme au balai...elle pousse inlassablement son balai, et on ne sait d'ailleurs pas bien qui d'elle ou de lui guide et soutient l'autre, tant je peux sentir la lassitude sur son visage et dans le poids de son corps appuyé sur le manche de son balai... On échange des regards et des sourires, elle me fait comprendre par gestes qu'elle a froid (il y a la clim, malgrès les 11° dehors) et qu'elle voudrait elle aussi dormir...Pourtant elle ne pose jamais son balai ni ne s'arrête d'arpenter de long en large la salle d'attente... Je n'ose imaginer la vie de cette femme, qui doit peu dormir la journée et ne récupère jamais de ses nuits de veille à l'aéroport, à nettoyer les déchets des autres, basse oeuvre réservée aux plus mal lotis...au moins elle ne traine pas dans la rue, à respirer l'air pollué de la mégalopole indienne...
A 4h du matin je redescsneds au niveau des arrivées, et après avoir rechargé mon portable indien (les boutiques de l'aéroport sont ouvertes 24/24), je rejoins la porte 4 et le free shuttle qui relie le nouveau terminal 3 (vols internationaux et vols domestiques des compagnies Jet airways et KingFisher) pour le terminal 1 (vols domestiques des autres compagnies dont Spice Jet avec lesquels je dois rejoindre Chennai).
Il y a théoriquement des navettes toutes les 15 mn, mais à 4h30 du matin le chauffeur est moyennement motivé pour démarrer et préfère dormir...Il faudra toute la ténacité de quelques indiens pressés par le temps et leur horaire de départ pour le faire bouger et démarrer..
Nous rejoignons le T1 en 15 mn (pas trop de circulation encore à cette heure-ci, même si pour un touriste nouvellement arrivé il semblerait hallucinant de voir le trafic de dingue à toute heure du jour et de la nuit en Inde et notamment à Delhi!).
J'enregistre ma valise auprès du comptoir Spice jet, et je rejoins la porte d'ambarquement.
Mon vol décolle à 6h45, et est annoncé à l'heure.
L'avion est plein, majoritairement des hommes.
A côté de moi, une famille (papa, maman et 3 enfants). Maman n'a jamais pris l'avion et restera scotchée au hublot tout le viol, hallucinée de voir défiler la terre depuis le ciel...C'est vrai que c'est toujours magique de voir le paysage depuis le hublot d'un avion, je ne m'en lasse pas, et pourtant j'ai quelques heures de vol derrière moi...
Spice jet est une compagnie low cost indienne, donc les boissons sont offertes (café ou thé) mais le reste est payant.
Arrivée à Channai vers 9h30 après 2h20 de vol.
Il fait beaucoup plus chaud qu'à Delhi, déjà 21° à cette heure matinale.
Je récupère ma valise et me mets en quête d'un bus pour Pondichery. Il faut en fait que je rejoigne le terminal des bus principal à Chennai, et de là je vais trouver sans problèmes un bus pour Pondi, me dit très gentiment un agnet de l'aéroport, allant même jusqu'à me noter sur un papier en tamoul les indications données, afin que je puisse demander mon chemin à quelqun si je suis perdue.
Je me dirige donc vers le guichet des taxis prépayés, je paye les 350 roupies demandées pour rejoindre le Bus stand (le prix est fixe et dépend de la destination choisie, donc pas d'arnaque possible).
Nous rejoignons le centre en 30 mn environ, beaucoup de circulation et çà bouchonne pas mal dès que nous sommes arrêtés à un feu tricolore.
Les indications de mon ami à l'aéroport était très claires, et je trouve sans problèmes le bus souhaité (bus ECR express, qui relie Chennai à Pondi en 2-3 heures, en fonction de la circulation).
Je me cale au fond du bus avec ma valise, et le bus s'ébranle quelques minutes plus tard. Enormément de circulation pour sortir de Chennai, nous mettons plus d'1h à sortir de la ville.
Je prends mon ticket dans le bus comme celà se fait habituellement en inde, le préposé aux tickets passe réclamer son dû plusieurs fois pendant le trajet, dès qu'un nouveau passager rejoint notre petit groupe de voyageurs. Je paye 170 rps, soit 3 euros environ.
Nous quittons Chennai vers 11h15, et nous rejoignons Pondi vers 14h30.
Le Bus stand est à 2 pas de l'hôtel Green Park où Ramesh a réservé nos chambres. Après une bonne douche, je me mets en quête du petit groupe de français qui est arrivé la nuit dernière.
C'est Api, le cousin de Ramesh qui vient me chercher en voiture, c'est royal! Je retrouve les autres en ville, et nous partons nous ballader au bord de la mer. La promenade est bien agréable, il y a de l'air et il ne fait pas trop chaud.
Je me fait interpeller par un jeune étudiant en journalisme qui fait un reportage sur l'utilisation des sacs plastiques en inde. Du coup je suis filmée, et il me pose quelques questions sur la façon dont je perçois ce problème bien réel en inde, et sur les façons possibles pour le résoudre. C'est rigolo d'être filmée, et çà nous amuse beaucoup.
Ces quelques jours à Pondichéry m'auront fait comprendre s'il en était besoin à quel point mon pays indien c'est le nord de l'Inde.
La folie trépidante du Nord, sa démesure, ses excès, tout ce qui fait que dès que l'on pose le pied à l'aéroport Indira Ganghi International de Delhi on a l'impression d'avoir atteri soit dans une succursale de l'enfer, soit dans la 4ème dimension, tout ceci me manque.
J'ai parfois l'impression ici à Pondi de ne pas être en Inde, même s'il est vrai que parfois cette athmosphère plus zen et détendue fait du bien.
Mais revenons au début de l'histoire...
Je suis arrivée à delhi vendredi soir, avec 45 mn de retard sur l'horaire prévu, l'avion ayant quitté Paris avec du retard, la cabine n'étant pas prête suite à une arrivée tardive de l'avion.
Arrivée à Delhi à 23h50 heure locale, puis formalités administratives habituelles (immigration, bagages, douane).
Je me pose vers 1h du matin au Visitor Lounge, sorte de salle de transit pour voyageurs fauchés ou désoeuvrés, trop fatigués ou manquant de temps pour rejoindre le centre ville ou les abords immédiats de l'aéroport pour trouver un hôtel.
Contrairemement à l'ancien terminal, l'accès est gratuit, mais les 2 restaurants ont été remplacés par un distributeur de snacks et boissons, et par un stand de Coffee Day fermé à cette heure de la nuit.
Une télé diffuse une chaîne indienne d'info en continu...
Peu de monde ce vendredi soir, nous sommes quelques-uns à tenter de trouver un peu de repos et à patienter...certains bouquinent, d'autres retsent assis le regard dans le vide, la tête penchant dangereusement vers le bas ou le côté à mesure que le sommeil les gagne, les faisant sursauter quand le poids de la tête se fait trop lours et les tire de leur torpeur...
Enfin les autres dont je fais partie s'installent en position allongée sur plusieurs sièges, calant la tête sur leur sac, un châle ou un morceau de tissu en guise de couverture, et tentent de trouver le sommeil, ou a défaut de fermer les yeux et de somnoler... Pour ma part, je ne m'en sors pas trop mal, j'ai bien sûr mon fidèle Ipod vissé sur les oreilles, et je passe 3h à peu près correctes, même si évidemment je serais mieux dans un lit...
Pour me tenir compagnie, il y a la femme au balai...elle pousse inlassablement son balai, et on ne sait d'ailleurs pas bien qui d'elle ou de lui guide et soutient l'autre, tant je peux sentir la lassitude sur son visage et dans le poids de son corps appuyé sur le manche de son balai... On échange des regards et des sourires, elle me fait comprendre par gestes qu'elle a froid (il y a la clim, malgrès les 11° dehors) et qu'elle voudrait elle aussi dormir...Pourtant elle ne pose jamais son balai ni ne s'arrête d'arpenter de long en large la salle d'attente... Je n'ose imaginer la vie de cette femme, qui doit peu dormir la journée et ne récupère jamais de ses nuits de veille à l'aéroport, à nettoyer les déchets des autres, basse oeuvre réservée aux plus mal lotis...au moins elle ne traine pas dans la rue, à respirer l'air pollué de la mégalopole indienne...
A 4h du matin je redescsneds au niveau des arrivées, et après avoir rechargé mon portable indien (les boutiques de l'aéroport sont ouvertes 24/24), je rejoins la porte 4 et le free shuttle qui relie le nouveau terminal 3 (vols internationaux et vols domestiques des compagnies Jet airways et KingFisher) pour le terminal 1 (vols domestiques des autres compagnies dont Spice Jet avec lesquels je dois rejoindre Chennai).
Il y a théoriquement des navettes toutes les 15 mn, mais à 4h30 du matin le chauffeur est moyennement motivé pour démarrer et préfère dormir...Il faudra toute la ténacité de quelques indiens pressés par le temps et leur horaire de départ pour le faire bouger et démarrer..
Nous rejoignons le T1 en 15 mn (pas trop de circulation encore à cette heure-ci, même si pour un touriste nouvellement arrivé il semblerait hallucinant de voir le trafic de dingue à toute heure du jour et de la nuit en Inde et notamment à Delhi!).
J'enregistre ma valise auprès du comptoir Spice jet, et je rejoins la porte d'ambarquement.
Mon vol décolle à 6h45, et est annoncé à l'heure.
L'avion est plein, majoritairement des hommes.
A côté de moi, une famille (papa, maman et 3 enfants). Maman n'a jamais pris l'avion et restera scotchée au hublot tout le viol, hallucinée de voir défiler la terre depuis le ciel...C'est vrai que c'est toujours magique de voir le paysage depuis le hublot d'un avion, je ne m'en lasse pas, et pourtant j'ai quelques heures de vol derrière moi...
Spice jet est une compagnie low cost indienne, donc les boissons sont offertes (café ou thé) mais le reste est payant.
Arrivée à Channai vers 9h30 après 2h20 de vol.
Il fait beaucoup plus chaud qu'à Delhi, déjà 21° à cette heure matinale.
Je récupère ma valise et me mets en quête d'un bus pour Pondichery. Il faut en fait que je rejoigne le terminal des bus principal à Chennai, et de là je vais trouver sans problèmes un bus pour Pondi, me dit très gentiment un agnet de l'aéroport, allant même jusqu'à me noter sur un papier en tamoul les indications données, afin que je puisse demander mon chemin à quelqun si je suis perdue.
Je me dirige donc vers le guichet des taxis prépayés, je paye les 350 roupies demandées pour rejoindre le Bus stand (le prix est fixe et dépend de la destination choisie, donc pas d'arnaque possible).
Nous rejoignons le centre en 30 mn environ, beaucoup de circulation et çà bouchonne pas mal dès que nous sommes arrêtés à un feu tricolore.
Les indications de mon ami à l'aéroport était très claires, et je trouve sans problèmes le bus souhaité (bus ECR express, qui relie Chennai à Pondi en 2-3 heures, en fonction de la circulation).
Je me cale au fond du bus avec ma valise, et le bus s'ébranle quelques minutes plus tard. Enormément de circulation pour sortir de Chennai, nous mettons plus d'1h à sortir de la ville.
Je prends mon ticket dans le bus comme celà se fait habituellement en inde, le préposé aux tickets passe réclamer son dû plusieurs fois pendant le trajet, dès qu'un nouveau passager rejoint notre petit groupe de voyageurs. Je paye 170 rps, soit 3 euros environ.
Nous quittons Chennai vers 11h15, et nous rejoignons Pondi vers 14h30.
Le Bus stand est à 2 pas de l'hôtel Green Park où Ramesh a réservé nos chambres. Après une bonne douche, je me mets en quête du petit groupe de français qui est arrivé la nuit dernière.
C'est Api, le cousin de Ramesh qui vient me chercher en voiture, c'est royal! Je retrouve les autres en ville, et nous partons nous ballader au bord de la mer. La promenade est bien agréable, il y a de l'air et il ne fait pas trop chaud.
Je me fait interpeller par un jeune étudiant en journalisme qui fait un reportage sur l'utilisation des sacs plastiques en inde. Du coup je suis filmée, et il me pose quelques questions sur la façon dont je perçois ce problème bien réel en inde, et sur les façons possibles pour le résoudre. C'est rigolo d'être filmée, et çà nous amuse beaucoup.
